Bela Palanka , Serbie

La commune de Bela Palanka est située dans le sud-est de la Serbie, dans le district de Pirot, au pied des gorges de Sicevac. Avec sa superficie de 517 km2, Bela Palanka est l’une des plus grandes communautés de cette partie de Serbie, elle compte 12.051 habitants.

Dans cette ville qui à l’origine s’appelait Remesiana, sont passés des empereurs, des rois et des écrivains voyageurs. La ville moderne se trouve sur le site initial de la ville ancienne, qui existe depuis 2300 ans. Après Ćuprija et Niš, Bela Palanka est l’une des plus anciennes villes de Serbie.

Bela Palanka se trouvait à proximité d’une importante route militaire, la Via militaris, et elle possède un important héritage historique et culturel. C’est le défi lancé aux archéologues, aux experts et aux touristes qui en visitant cette région pourront trouver les traces du premier christianisme.

Aujourd’hui, il est possible de voir dans le centre ville les restes archéologiques de la basilique de l’époque romaine et de l’Empire byzantin, qui fut plusieurs fois reconstruite pour l’adapter à de nouveaux besoins.

Sur la place, il est également possible d’admirer un monument construit en  202 apr. J.-C., dédié à l’empereur romain Septimius Severus et à son fils Caracalla qui ont traversé Remesiana en revenant d’Orient.

Mais les nouvelles découvertes archéologiques se succèdent.  Récemment, en construisant une autoroute à Šuplja Stena près du village de Crvena Reka, une borne routière datant du IIIème  siècle a été découverte. Cette borne en pierre de 2,40 m de hauteur fut placée au bord de la principale route romaine militaire, la Via Militaris, en 230 apr. J.-C ., au temps d’Alexander Severus, le dernier empereur de la dynastie Severus, qui régna à Rome pendant 42 ans. Cette borne routière est destinée à indiquer la distance qui sépare cet endroit de la ville Niš (ancien Naissus) : 22 miles, soit 35 km.

Remesiana a aussi été le lieu de naissance de Nicétas de Rémésiana (330-410), premier évêque, missionnaire et écrivain ecclésiastique. Il a contribué à ce que la ville devienne, à  la fin du IVème et au début de Vème siècle, le siège épiscopal. Il est aussi le créateur du célèbre  hymne chrétien « TE DEUM LAUDEAMUS » (Dieu, nous te louons) qui est encore chanté dans les églises. Le compositeur français Marc-Antoine Charpentier s’est d’ailleurs inspiré de cet hymne pour composer la musique qui accompagne aujourd’hui la cérémonie d’ouverture de l’Eurovision.