Arles, France

REPUBLIQUE place de la

Arles a une vocation de carrefour. Ce point de rencontre entre une route terrestre reliant l’Italie à l’Espagne et une voie fluviale, le Rhône, n’avait pas échappé aux Grecs qui dès le début du VIe av.J.C. entreprirent de s’implanter en territoire ligure.

En 46 av.J.C, Jules César, après sa victoire sur Marseille remercia les arlésiens de leur aide en y fondant une colonie de droit romain dotée d’un immense territoire. Très vite prospère, la ville s’enrichit de superbes monuments, forum, temples, théâtre, amphithéâtre, cirque, thermes.

Au début du XIXe siècle, l’aristocratie et la bourgeoisie affirment leur goût pour le style classique  élevant de vastes demeures comme l’hôtel de Chartrouse. En même temps, les édiles arlésiens entreprennent de sauver et de valoriser leur patrimoine antique et en particulier l’amphithéâtre et le théâtre romain. Aux aménagements urbains de la deuxième moitié du XIXe siècle (ouverture de boulevards, construction du théâtre municipal et d’un pont sur le Rhône, installation des ateliers SNCF) succède après la première guerre mondiale la création d’un quartier pavillonnaire au sud de la ville, le quartier Chabourlet, à l’intéressant décor Art déco.

Dès le IIIe siècle l’église d’Arles s’organise. La nécropole chrétienne des Alyscamps, où est enterré saint Genest, martyr arlésien, prend une ampleur exceptionnelle. La cathédrale primitive trouve place près de l’enceinte de la ville puis au Ve siècle, à proximité du forum sous le vocable de Saint Etienne. C’est à cet emplacement que sera édifié à la fin du XIIe siècle la primatiale. Saint-Trophime et les bâtiments canoniaux, autour d’un cloître : la cité épiscopale va dominer la vie religieuse d’Arles jusqu’à la Révolution, parallèlement au développement de grands couvents dont ceux des quatre ordres mendiants.

La ville connaît, au début du XVIe siècle, un moment de prospérité où peut s’épanouir une Renaissance toute imprégnée de culture antique dont le plus beau fleuron est la tour de l’horloge, édifiée de 1543 à 1553. La période de reconstruction des XVIIe et XVIIIe siècles a donné à Arles son image actuelle : l’hôtel de ville, construit sur les plans de Jules Hardouin-Mansart, la plupart des hôtels particuliers, des maisons, des églises bordant les rues du secteur sauvegardé datent de cette époque. Les volutes, rinceaux et lambrequins des façades en sont le somptueux décor.